Réduire les déchets d'emballage, oui. Mais pas au prix d'une logistique plus lourde.
C'est dans cet esprit que Médor a lancé un test avec Loopipak pour ses envois vers les librairies. L'objectif n'était pas seulement de remplacer des emballages à usage unique. Il s'agissait aussi de trouver une solution plus résistante, plus rapide à préparer, plus facile à manipuler et plus cohérente avec l'image du magazine.
Médor, un média coopératif belge
Médor est un magazine belge d'enquêtes et de récits, organisé sous forme de coopérative. Le média défend un journalisme indépendant et fonctionne grâce au soutien de ses lecteurs et coopérateurs. Plus d'informations sur leur projet : https://medor.coop/medor-cest-quoi-cest-qui/
Ses publications sont diffusées par abonnement, mais aussi via un réseau de librairies et de points de vente. Cette diffusion implique une logistique régulière : préparer les commandes, protéger les magazines, expédier les colis et gérer les retours éventuels d'invendus.
C'est précisément sur cette partie très concrète du travail que Médor a souhaité avancer
Un besoin très pratique
Avant le test, Médor utilisait notamment des cartons de récupération. Cette solution avait du sens pour limiter l'achat d'emballages neufs, mais elle montrait aussi ses limites.
Les cartons n'étaient pas toujours adaptés à la taille des commandes. Il fallait parfois les combler avec du papier froissé pour éviter que les magazines ne s'abîment pendant le transport. Leur préparation demandait du temps, car il fallait souvent les rafistoler. Et l'ensemble pouvait aussi avoir un impact sur l'image de marque.
Tiffany, responsable diffusion chez Médor, cherchait donc une solution capable de répondre à plusieurs enjeux en même temps: réduire les déchets, protéger correctement les magazines, simplifier l'emballage et améliorer la présentation des envois.
Tester avant de déployer
La démarche a commencé avec 4 enveloppes réutilisables.
Ce premier test devait permettre de vérifier si le réemploi pouvait fonctionner dans les conditions réelles d'utilisation : envois vers les librairies, manipulation par les points de vente, retour des emballages, suivi par Médor.
Dans un projet de réemploi, ce sont souvent ces détails qui font la différence.
Une solution peut être pertinente sur le papier. Elle ne devient réellement utile que si elle s'intègre dans le quotidien des personnes qui l'utilisent.
De 4 à 20 enveloppes
Après cette première phase, Médor a décidé de poursuivre.
Seize enveloppes supplémentaires ont été commandées, portant le total à 20 enveloppes réutilisables en circulation. Une caisse réutilisable a également été livrée afin de tester un autre format pour certains envois.
Pour Loopipak, c'est le signal le plus important : le projet ne s'est pas arrêté au test. Il a donné envie d'aller plus loin.
Cette progression montre qu'une boucle de réemploi peut se construire étape par étape, sans bouleverser toute une organisation dès le départ.
Une solution construite sur le terrain
Ce projet illustre bien notre manière de travailler chez Loopipak.
Nous ne cherchons pas seulement à fournir un emballage plus solide. Nous cherchons à construire une solution qui circule réellement : un emballage qui part, protège, revient et peut repartir.
Pour y arriver, il faut tenir compte des contraintes du client, des habitudes des destinataires, des outils de suivi possibles et du temps disponible pour préparer les envois.
Avec Médor, les échanges ont aussi porté sur le suivi des enveloppes, avec des options simples comme Excel ou une intégration dans Odoo selon l'évolution du projet.
L'objectif reste le même : garder un système efficace, compréhensible et proportionné aux volumes concernés.
Une démarche inspirante
Ce que Médor montre avec ce test, c'est qu'il est possible d'avancer concrètement sans attendre une solution parfaite.
- Identifier un problème.
- Tester sur un volume limité.
- Observer ce qui fonctionne.
- Puis élargir progressivement.
Cette méthode limite les risques et permet de construire une solution adaptée à la réalité du terrain.
Elle montre aussi que le réemploi n'est pas seulement une question environnementale. C'est aussi une question d'efficacité, de qualité d'emballage, de temps de préparation et d'image.
La suite
Le projet continue aujourd'hui avec 20 enveloppes réutilisables et une caisse en test.
Les prochains mois permettront d'observer les usages, les retours et les éventuels ajustements nécessaires.
Merci à Tiffany, notre interlocutrice chez Médor, pour sa confiance, ses retours et son ouverture à l'expérimentation.
Le réemploi ne se décrète pas.
Il se construit, un emballage après l'autre.
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Médor teste le réemploi pour ses envois vers les librairies