De l'idée au pilote : comment SNCB et Loopipak ont structuré un projet

Quand un projet réutilisable se construit pas à pas: retour d'expérience sur la collaboration entre Loopipak et SNCB 

Passer d'emballages jetables à une solution réutilisable ne se résume jamais à remplacer un contenant par un autre. Dans les faits, un projet de réutilisation touche à l'organisation, aux habitudes de travail, aux flux de retour, à l'adhésion des équipes et à la capacité de tester sans perturber l'existant. 

La collaboration engagée entre Loopipak et SNCB l'illustre de manière très concrète. Depuis la reprise de contact à l'automne 2025 jusqu'à la préparation d'un pilote au printemps 2026, le projet s'est construit progressivement, avec méthode, écoute et ajustements successifs. Plus qu'un simple développement produit, cette démarche montre comment une solution réutilisable prend forme sur le terrain, dans un environnement opérationnel réel, avec ses contraintes, ses étapes de validation et ses besoins d’adaptation.

Un besoin concret, à structurer progressivement 

La reprise de contact entre Loopipak et SNCB a lieu fin octobre 2025, autour d'un sujet de plus en plus présent dans les organisations industrielles et techniques : comment remplacer certains emballages jetables dans des flux logistiques récurrents sans fragiliser les opérations ?

Très vite, l'intérêt est confirmé. Une première réunions en visioconférence permet d'identifier qu'il ne s'agit pas seulement de choisir un sachet ou un sac réutilisable, mais bien de comprendre un usage, des contraintes et un environnement de travail. Cette première étape débouche naturellement sur la nécessité d'une réunion plus approfondie à l'atelier central de Salzinnes. 

Dès ce moment, un point important apparait : pour être pertinent, Loopipak doit être positionné comme un partenaire capable d'aider à structurer le projet, et non comme un simple fournisseur d'emballages. Cette nuance change tout. Car dans un projet de réutilisation, la question n'est pas seulement "quel produit choisir ?", mais aussi "comment l'intégrer dans un flux réel, avec des équipes, des retours, des contraintes budgétaires et des habitudes existantes ?"

Une collaboration construite sur le terrain

La visite sur site de décembre 2025 à Salzinnes marque une étape décisive. C'est à ce moment que les besoins sont clarifiés autour de trois formats de sachets réutilisables, avec l'idée d'un test de trois mois. Le projet gagne alors en précision. 

Comme souvent dans ce type de démarche, cette visite permet de passer d'une intention à une base de travail concrète. Les échanges terrain aident à mieux cerner les usages, les contraintes de manipulation, les attentes en matière de robustesse, mais aussi les questions très pratiques liées au retour des sachets, à leur collecte et à leur réintégration dans le circuit. 

A la suite de cette visite, Loopipak transmet un devis portant sut trois prototypes et un développement. L'approche retenue reste claire et pédagogique : détailler les spécifications techniques, expliquer la logique du prototype, préciser les conditions du développement et présenter les étapes suivantes. Là encore, le projet avance sans précipitation, mais sans flou non plus. 

Entre janvier et février 2026, le travail se poursuit autour du développement des prototypes. Cette phase n'a rien d'anecdotique. Elle permet d'adapter la solution aux réalités observées, plutôt que d'imposer un format standard. C'est aussi une manière de sécuriser la suite : avant de parler déploiement, il faut d'abord vérifier que la solution répond bien aux usages visés. 

Impliquer les équipes dès les premières étapes


Les sachets réutilisables sont présentés à l’équipe de préparation des commandes de pièces de maintenance. Les membres de l’équipe les manipulent, expriment leurs réserves face au changement, posent des questions et soulèvent les problèmes potentiels.


Cette étape est essentielle dans un projet de réutilisation. Les retours des utilisateurs permettent d’identifier très tôt ce qui peut faciliter ou freiner l’adoption : facilité d’ouverture, lisibilité, robustesse, rangement, retour des sachets ou encore intégration dans les habitudes de travail.


Pour Loopipak, ces remarques ne sont pas des freins, mais des éléments indispensables pour améliorer la solution. Chaque question, chaque réserve et chaque difficulté exprimée devient une opportunité d’ajustement. C’est précisément cette construction collective qui permet de transformer une idée en dispositif réellement utilisable par les équipes.


L’objectif reste clair : réduire progressivement l’usage unique, tout en construisant une solution réaliste, comprise et appropriée par les personnes qui l’utiliseront au quotidien.


Au-delà du sachet : une méthode de travail complète

Ce projet montre surtout que la valeur apportée par Loopipak ne se limite pas au produit lui-même. 

En février 2026, un plan d'accompagnement est proposé afin de structurer le processus, de sécuriser le retour des sachets et d'intégrer la réutilisation dans les flux existants. Ce type de document joue un rôle central dans la réussite d'un pilote. Il permet de transformer une bonne idée en organisation testable. Qui utilise les sachets ? Comment sont-ils récupérés ? qui les trie ? où sont-ils stockés ? Comment éviter les pertes ? Quel rôle pour les magasiniers ? Comment embarquer les équipes concernées ?

En parallèle, une étude de rentabilité est partagée. Son intérêt est double. D'une part, elle permet d'objectiver le projet au-delà de l'intuition environnementale. D'autre part, elle met en lumière un enseignement essentiel : dans un système réutilisable, la variable clé n'est pas uniquement le coût du sachet, mais sa rotation. Plus le retour est rapide, clair et structuré, plus l'investissement devient pertinent économiquement. 

Au fil des échanges, plusieurs conditions de réussite sont abordées : le budget, la consommation, la rentabilité, la logistique de retour, la communication interne, l'implication des magasiniers, des équipes de maintenance ou encore la collecte et le tri. Ce sont précisément les bonnes questions. Non pas des freins au projet, mais les conditions normales d'un projet bien préparé. 

Cette phase montre aussi une autre caractéristique importante de la manière de travailler de Loopipak : prendre au sérieux les points d'attention du client et les traduire en adaptions  concrètes. L'équipe propose par exemple d'adapter le prototype L et d'apposer une signalétique claire afin de favoriser l'adhésion sur le terrain. Autrement dit la réussite ne dépend pas seulement de la robustesse du sachet, mais aussi de sa lisibilité dans l'environnement de travail et de sa facilité d'usage au quotidien. 

Mesurer, ajuster, préparer le pilote 

En mars 2026, les sachets finaux sont envoyés et une ACV comparative sur deux formats est partagée. Cette analyse met en évidence une nette amélioration sur les émissions de CO2 et sur l'impact environnemental global par rapport à des alternatives jetables comparables. Sans surjouer les promesses, cette étape apporte un élément important : elle donne au projet un socle de mesure, utile pour objectiver l'intérêt de la solution dans une logique de décision. 

Mais là encore, le projet n'est pas présenté comme "gagné" d'avance. Il continue d'avancer selon un processus normal de validation interne et budgétaire. L’intérêt pour la solution est présent, mais il s’inscrit dans le rythme habituel d’une organisation structurée. Cela fait partie de la réalité de ce type de collaboration. 

En avril 2026, une relance permet de refaire le point sur l’avancement du PoC. Puis, à la mi-avril, le référent confirme que le projet de Salzinnes est validé et que la commande devrait suivre prochainement. Ce moment marque une étape importante : le pilote entre dans sa phase de préparation opérationnelle.

Loopipak prend alors contact avec les responsables logistique pour organiser les aspects pratiques : planning, organisation sur site et éventuels ajustement. Cette transition est révélatrice d'une démarche sérieuse. Une fois la validation obtenue, le travail ne s'arrête pas au bon de commande. Il faut encore préparer les conditions réelles du test. 

C'est dans cette logique qu'un petit format pourrait être légèrement rehaussé pour faciliter l'ouverture. Ce détail, en apparence mineur, dit beaucoup de la démarche engagée : l'amélioration continue se construit à partir de l'usage. Ce sont souvent ces ajustement concrets qui font la différence entre un pilote simplement lancé et un pilote réellement approprié par les équipes. 

Où en est le projet aujourd'hui ?

En juin 2026, la production des sachets pour le pilote est en cours. Le projet passe désormais de la phase de préparation à la phase de déploiement opérationnel sur un périmètre ciblé.

C'est une étape particulièrement intéressante, car elle reflète la réalité d'une transition réussie : avancer par test, sur un périmètre ciblé, avec une organisation préparée, des formats adaptés et un cadre d'évaluation clair. 

La phase terrain ne sert pas seulement à "mettre des sachets en circulation", mais à apprendre, observer, ajuster et valider ce qui fonctionne réellement. 

Cette étape constitue également la phase de mesure du projet, permettant d'évaluer concrètement sa performance opérationnelle, son impact économique et ses bénéfices environnementaux sur le terrain.

Ce que cette collaboration peut inspirer à d'autres organisations 

Ce projet montre d'abord qu'une démarche de réutilisation sérieuse se construit dans la durée. Il faut parfois relancer, reformuler, documenter, rassurer, adapter. La persévérance compte, mais elle doit rester tactique et respectueuse du rythme du client. 

Il montre aussi qu'un projet réutilisable ne repose jamais uniquement sur l'emballage. La réussite dépend autant de l'intégration dans les flux que du produit lui-même. Le retour des sachets, l'organisation sur site, la signalétique, le rôle des équipes opérationnelles et la clarté du processus sont des éléments aussi décisifs que la conception technique. 

Enfin, cette collaboration illustre la valeur d'une logique de pilote. Tester sur une ou deux équipes, dans un cadre précis, permet d'apprendre sans surexposer le projet. C'est souvent la meilleure manière de transformer une intention en démarche crédible, puis en déploiement plus large si les conditions sont réunies. 

Conclusion 

La collaboration entre Loopipak et SNCB ne raconte pas encore un déploiement finalisé. Elle raconte quelque chose de plus utile encore : la manière dont un projet de réutilisation se prépare sérieusement. 

Au fil des échanges, des visites, des prototypes, des analyses et des ajustements, le projet a progressivement été structuré autour d'une conviction simple : pour qu'une solution réutilisable fonctionne, elle doit être pensée avec le terrain, et non à côté de lui.

Pour les organisation qui souhaitent réduire les emballages jetables de manière pragmatique, cette démarche offre un repère concret. Commencer par un pilote, prendre le temps de comprendre les flux, tester, mesurer, ajuster et accompagner : c'est souvent ainsi que les projets les plus solides prennent forme. 

Prêt à éliminer l'usage unique de vos flux logistiques ?

Contactez-nous

Loopipak 5 juin 2026
Archiver

Sangles Volvo : comment Loopipak en fait une solution logistique circulaire