Emballages jetables en entreprise : le vrai coût caché (et pourquoi le réutilisable est plus rentable)

SOMMAIRE

Introduction

  1. Le prix d'achat
  2. Le coût du déchet
  3. Les coûts cachés
  4. La comparaison avec le réutilisable
  5. L'impact environnemental

Conclusion

Introduction

Un emballage à usage unique, ce n’est pas seulement quelques centimes à l’achat

Derrière ce coût apparent se cache une réalité bien plus lourde :

  • des tonnes de déchets à gérer,
  • des factures invisibles qui s’accumulent,
  • et un impact environnemental qui se paie au prix fort.

Chez Loopipak, nous avons voulu décortiquer les vrais coûts pour une entreprise.

1. Le prix d'achat

La partie visible de l'iceberg

Un carton e-commerce coûte entre 0,60 € et 3 €.

Un film plastique pour palette revient entre 1 et 3 € par palette.

Ces prix paraissent faibles, mais multipliés par des centaines ou milliers d’envois par semaine, la facture grimpe très vite.


Exemples concrets :

  • Une entreprise A expédiant 500 colis/semaine (1 € la caisse) dépense 26.000€ par an rien qu’en cartons.
  • Une entreprise B expédiant 200 palettes/semaine (13 € le rouleau de 300 m, 7 tours par palette) dépense 12. 620€ par an rien qu’en film étirable.

2. Le coût du déchet

La partie invisible de l'iceberg

Les emballages jetables ne disparaissent pas « gratuitement » : ils deviennent des déchets à collecter, transporter, trier, incinérer ou enfouir.


a) la contribution obligatoire aux organismes collecteurs

En Belgique, la contribution obligatoire aux organismes collecteurs de données (FostPlus et Valipac) s'élève à entre 

- 150€ carton et 1285€ film PE pour FostPlus

- 20€ carton et 63€ film PE pour Valipac


Vous payez une taxe à FostPlus si vous êtes en B2C et à Valipac si vous êtes en B2B et aux 2 si votre activité fait les 2.

*https://www.fostplus.be/fr/membres/les-tarifs-point-vert - do​cument environnement  

Exemples concrets :

  • L'entreprise A B2C expédiant 500 colis/semaine génère plus de 15,6 tonnes de carton par an, pour une taxe de 2340 €/an.
  • L'entreprise B B2B filmant 200 palettes/semaine produit plus de 3 tonnes de plastique par an, soit 189 €/an de taxe.

b) Coût d'enlèvement et traitement des déchets

En Belgique (et globalement en Europe) :

Carton/papier :

C’est une matière secondaire recherchée par les filières de recyclage.


Si l’entreprise trie bien et fournit des volumes suffisants (balles compactées, palettes de cartons), le collecteur rachète la matière → typiquement entre 20 et 60 €/tonne selon marché et qualité.


Si les volumes sont trop petits ou mal triés, le collecteur peut facturer un petit coût de collecte, mais globalement c’est une filière positive ou neutre pour l’entreprise.


Plastique souple (film étirable, sacs, etc.) :

C’est beaucoup plus difficile et coûteux à recycler (souillé, peu de filières locales).


Résultat : le collecteur facture la reprise → typiquement 200–400 €/tonne, ou encore 2–4 €/sac de 400 L.


Dans la majorité des cas, ces plastiques finissent incinérés avec valorisation énergétique → donc jamais rémunérés.

Quid du coût logistique et environnemental du déplacement des déchets

En Belgique, la collecte sélective des déchets d’emballage par camion poubelle engendre environ 17 kg CO₂ fossile par tonne collectée en porte-à-porte à Bruxelles. Ce chiffre monte lors des tournées de collecte sélective, car les camions parcourent plus de kilomètres avant d'être remplis.

⬛ Plus votre entreprise reçoit de produits en carton, plus vous pouvez espérer récupérer un peu d’argent via le recyclage.

Mais plus vous recevez de film plastique, plus vous devez payer pour vous en débarrasser.


🏴 le carton rapporte (un peu), le plastique coûte (toujours).

À titre de comparaison :

Entreprise A : 15 tonnes de cartons = le poids de 10 voitures familiales

Entreprise B : 3 tonnes de plastique = le poids d’un petit camion de livraison

Et ces déchets ne se déplacent pas par magie : ils sont collectés et transportés par des camions vers des centres de recyclage ou d’incinération.


Cela représente un coût logistique et environnemental supplémentaire — carburant, émissions, temps de manutention — que l’on ne voit pas apparaître sur la facture mais qui alourdit le réel coût du jetable.

3. Les coûts cachés (quantifiés)

a) Stockage

  • 1 m² d’entrepôt coûte en moyenne 50–58 €/mois (source : Propertyweb).
  • Si les emballages jetables occupent 20 m², cela représente 12 000–13 920 €/an immobilisés pour… du carton et du plastique.

b) Manutention

  • Plier/scotcher un carton = 1 à 2 minutes.
  • Filmer une palette manuellement = 2 à 3 minutes.

Exemple :

    • Entreprise A : 500 colis/semaine × 1,5 min = 650 heures/an (≈ 13 000 €/an à 20 €/h).
    • Entreprise B : 200 palettes/semaine × 2,5 min = 430 heures/an (≈ 8 600 €/an à 20 €/h).

Additionnés, ces coûts invisibles peuvent dépasser 50.000 €/an pour une PME type, soit deux fois plus que le budget d’achat des emballages eux-mêmes.


Et vous n’aviez probablement pas pensé à tous ces coûts, n’est-ce pas ?

Exemple PME logistique avec 20 employés × 40.000 €/an de coût salarial = 40.000 €/an de coûts cachés liés au désengagement. ( Dans une PME de 20 employés, la démotivation liée aux déchets peut coûter autant que le salaire d’une personne à temps plein, chaque année)

c) Pertes directes

  • Rouleaux de film non terminés, scotch mal appliqué → ≈ 5 % de gaspillage constaté dans la logistique.

Exemple palettes : 12 620 €/an de film plastique → 630 € gaspillés.


  • Produits endommagés : si 0,5 % des envois subissent des dégâts 

Exemple pour 500 colis/semaine à 50 € de valeur moyenne → 6 500 €/an de pertes.

d) Matériel nécessaire

  • Dérouleurs de scotch : 15–40 € pièce, souvent 1 par poste.
  • Cutters + lames : 200 €/an pour une petite équipe.
  • Filmeuse manuelle : 150–300 €.
  • Banderoleuse semi-auto : 5 000–8 000 € + entretien.
  • Consommables (scotch, étiquettes, agrafes…) : souvent autant que le coût du carton lui-même → plusieurs milliers €/an.

e) Impact humain

La démotivation liée au sentiment de gaspillage peut entraîner une perte de productivité de 5 % (hypothèse prudente, Gallup donne jusqu’à 18 %).

4. La comparaison avec le réutilisable

Un emballage réutilisable coûte plus cher à l’achat… mais contrairement au jetable, c’est un actif qui s’amortit dans le temps.


En comptabilité, cela veut dire que son coût peut être réparti sur plusieurs années, au lieu de peser immédiatement comme une charge. Résultat : une meilleure visibilité financière et un investissement inscrit dans le patrimoine logistique de l’entreprise.


Nos emballages Loopipak sont conçus pour :


  • être réutilisés largement plus de 100 fois,
  • être réparés pour prolonger encore leur durée de vie,
  • devenir rentables dès 50 usages (selon nos calculs et analyses de cycle de vie).


Exemple concret

1 caisse jetable en carton : 1 € × 100 envois = 100 € → soit 1 €/usage.

1 caisse Loopipak réutilisable : 50 € à l’achat, utilisée 100 fois = 0,50 €/usage.


Résultat : le réutilisable coûte 2 fois moins par usage… et évite 100 déchets.

Et si la caisse est utilisée 200 fois (ce qui est courant avec réparation) : 0,25 €/usage → soit 4 fois moins cher que le jetable.


Et la logistique retour ?

C’est vrai : le réutilisable suppose d’organiser un retour. 

Mais :


  • dans de nombreux secteurs (e-commerce mode, logistique B2B, retours clients…), le flux retour existe déjà et peut être optimisé.
  • mutualiser ou massifier les retours réduit fortement leur coût,
  • et surtout, ce retour est l’opportunité d’éliminer à la source des tonnes de déchets et de réduire vos coûts globaux.

Et surtout :

Pas de coûts cachés : 

  • plus besoin de dérouleurs, de scotch, de filmeuses ou de banderoleuses.
  • Pas de pertes directes : pas de rouleaux inachevés ni de scotch mal posé.
  • Pas de déchets à stocker, trier ou faire collecter.
  • Pas d’impact humain négatif lié à la frustration de jeter chaque jour des montagnes de plastique et de carton, bien au contraire.

🏴Le jetable est une dépense qui disparaît.

Le réutilisable est un investissement qui dure et simplifie la logistique.

5. L'impact environnemental

Les emballages à usage unique ont un prix écologique élevé, bien plus lourd que leur simple coût d’achat.

a) Plastique

  • Chaque tonne de plastique incinérée génère environ 2,9 tonnes de CO₂.
  • Or, le film plastique pour palettes est rarement recyclé car il est souillé et difficile à trier → il finit majoritairement en incinération.

Exemple : notre entreprise type avec 3 tonnes de film étirable/an → près de 9 tonnes de CO₂ rejetées, soit l’équivalent de 50 000 km parcourus en voiture.

b) Carton

  • Derrière chaque tonne de carton, ce sont des arbres abattus (17 arbres en moyenne pour 1 tonne de papier/carton). 
  • La fabrication consomme aussi environ 26 000 litres d’eau par tonne et une quantité importante d’énergie.

Exemple : notre PME avec 15 tonnes de carton/an → 255 000 litres d’eau consommés (soit l’équivalent de 1000 baignoires remplies) et environ 255 arbres abattus.


c) Le réutilisable Loopipak

Un emballage Loopipak :

  • est fabriqué à partir de bâches publicitaires usagées, détournées de l’incinération,
  • évite à la fois les déchets d’emballages jetables et les déchets publicitaires,
  • est conçu pour durer plus de 100 usages, être réparable, et donc réduire drastiquement l’impact carbone par utilisation.

🏴  chaque emballage Loopipak peut remplacer jusqu’à 500 emballages jetables et évite plusieurs kilos de déchets plastiques et cartons qui auraient nécessité transport, traitement et émissions supplémentaires.

Le carton n’est pas seulement du bois transformé : il contient aussi jusqu’à 50% d’additifs (encres, colles, oxydes, charges minérales…), qui compliquent son recyclage et alourdissent son impact environnemental.

6. Conclusion

L’emballage à usage unique a longtemps semblé pratique et bon marché. Mais quand on additionne tous les coûts visibles et cachés — achat, stockage, manutention, matériel, déchets, impact humain et environnemental — on comprend que le jetable n’a rien d’économique.


Il génère des dépenses massives, alourdit la logistique, démotive les équipes et détruit des ressources précieuses.


À l’inverse, le réutilisable est un investissement qui crée de la valeur :

  • il est rentable dès quelques dizaines d’usages,
  • il réduit les coûts cachés,
  • il supprime les déchets,
  • il valorise l’image de l’entreprise auprès des employés et des clients.

En choisissant Loopipak, vous ne payez plus pour jeter :

vous investissez dans des emballages conçus pour durer, réparables, produits localement, et fabriqués à partir de matières déjà existantes.


Et si, à votre tour, vous décidiez d’arrêter de financer le jetable ?

Sylvie Michel

Vous souhaitez en discuter, appelez-nous : +32 470 876 641

Loopipak 29 août 2025
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Éco-conception et innovation sur mesure : des emballages réutilisables d'expédition avec Loopipak